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 Désormais, tout le monde connaît l’histoire de ce lieu hors du commun où cent cinquante-deux aviateurs alliés trouvèrent refuge entre mai et août 1944 grâce à l’organisation du réseau Comète et au concours des forces de Résistance locales.

Une véritable vie s’y était organisée. Cuisine, dortoirs… avaient été montés au cœur des bois. Des soins pour les blessés mais aussi des loisirs pour lutter contre le désœuvrement auquel n’étaient pas habitués ces soldats s’étaient mis en place. Au sein du camp, cohabitaient Belges, Anglais, Australiens, Canadiens, Américains…

C’est d’ailleurs des Etats-Unis que venait le lieutenant Eacott Allen, pilotant un chasseur P51. Le 8 juin 1944, un accrochage au sein de son escadrille, au-dessus de Connerré (Sarthe) aboutit au crash de son avion et de celui de l’un de ses compagnons d’armes qui aura moins de chance car il restera dans l’appareil. Eacott Allen, quant à lui, parvient à s’éjecter et à déclencher son parachute.

 Après de dangereuses pérégrinations, trempé, il se couche dans un champ afin de se sécher. Un agriculteur l’y trouve et le persuade de se cacher dans une haie en attendant la tombée de la nuit. Il vient alors le chercher et le conduit dans une ferme amie qui l’abritera jusqu’au lendemain et sa prise en charge par un réseau de Résistance sarthois qui le mènera jusqu’au camp de Bellande où il restera jusqu’au 15 août 1944.

Venue du Texas

C’est sur les traces de cette dernière partie que Katharine, sa sœur, âgée de 89 ans, est venue se recueillir et voir, in situ, le lieu de séjour de son frère, disparu en 1986. Accompagnée par sa fille, Jane, sa petite-fille, Rachel, et son gendre, Austin, elle est venue du Texas, où elle est repartie dès le lendemain. « Ils sont déjà venus en 2008 à l’occasion d’une commémoration à Connerré mais n’avaient pu être présents pour le 70 eanniversaire du camp de Bellande. Avec la visite de Bellande et de Richeray ainsi que la remise d’une réplique du monument et d’un peu de terre des lieux, Katharine a retracé le parcours de son frère », détaille Jacky Emery, grâce auquel tout cela a été rendu possible. En effet, passionné par la Seconde guerre mondiale et reconnaissant quant au rôle majeur des Alliés, il fait des recherches, depuis une vingtaine d’années, sur les avions tombés dans la Sarthe. Il a ainsi retracé l’histoire de plus de quarante-cinq avions et est entré en contact avec ceux qui, aujourd’hui, font vivre le souvenir du camp de Bellande comme Emmanuel Granger, maire de Villebout, ou Ghislain de Beaudignies, propriétaire des lieux.

Nouvelle république : Publié le mis à jour le

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